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Fiona Deller – L’Ontario arrive en tête de liste des niveaux de scolarité, sauf dans les métiers

Nous pouvons bomber le torse et tirer fierté des derniers chiffres publiés par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui révèlent que le Canada est toujours au sommet du classement pour son taux de diplômés postsecondaires – le premier en ce qui concerne à la fois les diplômés collégiaux et la diplomation générale des adultes de 25 à 64 ans. L’Ontario est aussi dans le peloton de tête pour les niveaux de scolarité collégiale et universitaire chez les 25 à 34 ans. Mais que peut-on dire des résultats de l’apprentissage et des métiers? Malheureusement, l’Ontario se classe bon dernier.

L’Ontario affiche un taux de diplomation de moins de 5 % – comparativement à près de 20 % à Terre-Neuve et au Québec et au taux de la Saskatchewan et de l’Alberta se situant autour de 15 %. C’est sans parler des comparaisons internationales. Pourquoi devrions-nous nous soucier de ces résultats?

Ces jours-ci, les métiers semblent plus importants que jamais. Vous avez besoin d’un plombier, d’un soudeur ou d’un électricien? Les travailleurs spécialisés jouent un rôle essentiel dans le développement économique et l’infrastructure de l’Ontario.
L’apprentissage est aussi un volet central des études postsecondaires, offrant des choix et des parcours intéressants aux étudiants qui souhaitent faire carrière dans les métiers.

Mais qu’est-ce qui se passe? Les jeunes refusent-ils tout simplement de se destiner aux métiers? La capacité et les ressources pour les former laissent-elles à désirer? Abandonnent-ils leurs études en cours de route? Avons-nous l’infrastructure voulue pour assurer leur formation? Et à quels obstacles les employeurs voulant former des apprentis font-ils face?

Chaque année, le Conseil ontarien de la qualité de l’enseignement supérieur (COQES) aborde des sujets qui trouvent écho auprès du secteur et qui coïncident avec le courant de pensée du moment. Ces années passées, les conférences annuelles du COQES ont porté sur des dossiers d’actualité, dont la littératie financière, les parcours menant au marché du travail et les résultats d’apprentissage. La conférence de cette année, intitulée Sur le terrain : exploration de l’apprentissage et des métiers spécialisés, est la preuve irréfutable que les questions brûlantes ne font pas défaut et que nous sommes en mesure d’y répondre.

La conférence, qui se tiendra les 5 et 6 novembre, commence par une table ronde animée par la journaliste en éducation Jennifer Lewington. Quatre chefs de file du secteur, dont Sara Watts-Rynard du Forum canadien sur l’apprentissage et Pat Blackwood de l’Ordre des métiers de l’Ontario, feront part de leurs points de vue sur la préparation au marché du travail et l’état du secteur.

La table ronde provocante, « Les métiers : Un excellent choix, sauf pour mes enfants », clôture l’événement de deux jours. Nous avons demandé à Wab Kinew, Annie Kidder et Sean Reid d’échanger leurs idées sur les perceptions du public au sujet des métiers et les mesures à prendre pour rehausser leur réputation. Un autre atelier réunit de jeunes apprentis qui parlent de leurs choix et de leurs parcours particuliers.

D’autres séances explorent une variété de sujets, notamment les femmes et les métiers, les partenariats entre les secteurs privé et public, les utilisations novatrices de la technologie dans l’enseignement, l’importance pour les métiers de l’acquisition de compétences essentielles, les leçons dégagées à l’échelle internationale (avec un accent particulier sur l’Allemagne), et le rôle des organismes de réglementation.

Cette manifestation de deux jours promet d’être captivante et instructive et de tirer des leçons importantes pour le secteur de l’enseignement supérieur, dont le but premier est d’intégrer l’apprentissage et l’activité professionnelle. Nous espérons que vous vous joindrez à nous en grand nombre.

Fiona Deller est directrice des politiques et des partenariats au COQES.

Le présent billet est paru à l’origine au Forum canadien sur l’apprentissage.

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